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Quel est le rapport entre soft skills et enquête policière ? (Article 1 sur 3 : le profilage)

Rédaction Blog

Il y a 4 semaines

Learning Innovation

 

Suspects, la 1ère série 100% fiction et 100% formation où il faudra se mettre dans la peau d’un profiler et déployer ses soft skills pour démasquer le coupable, est bientôt disponible sur les plateformes Coorpacademy ! 

Alors, pour se mettre dans le bain, retour sur certaines des enquêtes les plus célèbres pour tâcher d’identifier les liens qui unissent soft skills (compétences comportementales, ou compétences douces) et enquêtes policières.

Commençons par une petite question.

Quel célèbre profiler (de cinéma) se cache derrière chaque phrase ?

Citation 1 – « Quand on comprend le criminel, on peut savoir ce qui le fait passer à l’action. »

Citation 2 – « J’ai besoin d’être ici, de le regarder dans les yeux et de savoir que c’est lui. »

Citation 3- « Vous n’aimeriez pas qu’il pénètre dans votre esprit. »


À partir de là, plusieurs possibilités. Si vous connaissez les réponses, vous pouvez continuer l’article qui vous conduira dans l’histoire du profiling… Ou vous lancer dans un marathon audiovisuel pour tâcher de repérer les phrases dans Le Silence des Agneaux, Mindhunter ou Zodiac !

Ou découvrez simplement les réponses à la suite !

Profiler A – Citation 2 : « Vous n’aimeriez pas qu’il pénètre dans votre esprit. » Jack Crawford (Le Silence des agneaux

Profiler B – Citation 1: « Quand on comprend le criminel, on peut savoir ce qui le fait passer à l’action. » L’agent Holden Ford (Mindhunter)

Profiler C – Citation 3 : « J’ai besoin d’être ici, de le regarder dans les yeux et de savoir que c’est lui. » Robert Graysmith (Zodiac)

Parce que le sujet est passionnant, retour sur l’histoire du profilage ! 

Si les profilers sont devenus des personnages incontournables au cinéma et à la télévision, ils attestent aussi de l’utilisation croissante de méthodes scientifiques pour résoudre les enquêtes, et en particulier sur les sciences comportementales.

Si le docteur Thomas Bond est parfois considéré comme le premier « profiler » de l’histoire – c’est lui qui, dans les années 1880, tenta d’établir un profil de Jack l’éventreur –, la profession de profiler – ou analyste comportementale – prend son essor à partir des années 1950 aux États-Unis, berceau du profilage. De 1940 à 1956, un poseur de bombes terrorise New York. En 1957, un psychiatre, James A. Brussel, réalise le profilage criminel du Mad Bomber George Metesky, ce qui permettra son arrestation. Cette enquête marquera un tournant dans l’histoire de la police scientifique.

Mais c’est en 1972 que le profilage devient une discipline connue et théorisée, avec la création du Behavioral Science Unit (Unité des sciences du comportement) du FBI, en réponse à la recrudescence des meurtres et agressions sexuelles au début des années 1970. Cette unité du FBI sera rendue célèbre via la série Mindhunter (2017- ?), supervisée par David Fincher (Seven, Zodiac…), qui raconte de manière très précise le travail de classification et d’entretiens avec des serial killers de l’agent John E. Douglas et de son collègue Robert Ressler. Grâce à ses méthodes et recherches novatrices, Douglas reste une figure incontournable du profilage, qui a même inspiré le personnage de Jack Crawford dans Le Silence des agneaux. Mais seul Mindhunter est adoubée par Douglas, qu’il considère comme la seule fiction réaliste sur son métier.

Aujourd’hui, le métier d’analyste comportementale est reconnu. En France, d’ailleurs été créé en 2002 le Département des sciences du comportement de la Gendarmerie nationale.

Dans le domaine des interrogatoires qui nous intéresse plus spécifiquement ici, avec notre série interactive Suspects, l’objectif d’incorporer de l’analyse comportementale dans les techniques d’interrogatoire et de s’appuyer sur des méthodes scientifiques rigoureuses reposait sur le besoin d’obtenir des résultats plus concluants et, surtout, plus fiables sur le long terme. En effet, dans certaines affaires, les aveux obtenus se sont révélés faux, comme ce fut le cas pour l’affaire Patrick Dils, reconnu innocent mais dont les aveux, livrés au bout d’un interrogatoire harassant, lui ont coûté 15 années de prison.

Désormais, des méthodes basées sur l’empathie, comme la méthode PROGREAI (Processus Général de Recueil des Entretiens, Auditions et Interrogatoires). Une nouvelle approche qui s’intéresse plus à l’individu interrogé qu’à la recherche d’indices ou de preuves, l’objectif étant d’éviter la confrontation entre enquêteur et suspect, et de créer du lien. Et cela marche pour toutes les affaires et tous les profils : témoin ou suspect. Une méthode qui repose donc, sans les nommer, sur certaines des soft skills de notre catalogue et que vous allez donc retrouver dans la série interactive Suspects !

Rendez-vous dans quelques jours pour l’article numéro 2, sur le rapport entre soft skills et enquête policière !

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