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Interview exclusive avec Tom Morisse, Research Manager chez FABERNOVEL

Matthieu Bellot

Il y a 3 ans

Interview

 

L’intelligence artificielle est sur toutes les lèvres. Cependant, pour beaucoup, elle reste peu connue, tout en étant fascinante, et parfois menaçante… Va-t-elle détruire des emplois ? Quels enjeux éthiques soulève-t-elle ? Serait-elle la solution miracle à nos problèmes, des maladies graves au réchauffement climatique ? Loin de ces dystopies, nous trouvons de l’intelligence artificielle partout. Du moteur de recommandations souvent bluffant de Netflix aux assistants vocaux Siri ou Alexa, on la trouve dans de nombreux outils du quotidien… et ce n’est que le début !

Pour traiter de ce sujet brûlant, FABERNOVEL INSTITUTE s’est associé à Coorpacademy pour la sortie d’un cours “Introduction à l’Intelligence Artificielle”, pour mieux la comprendre et apprendre à en tirer parti. A cette occasion, nous avons pu rencontrer Tom Morisse, Research Manager chez FABERNOVEL.

1) L’IA peut être un sujet très technique et paraître éloigné des préoccupations quotidiennes de travail, quel est donc l’intérêt de former les collaborateurs de son entreprise ?

C’est parce que l’IA a franchi depuis quelque temps la porte des laboratoires de recherche qu’il faut s’y intéresser ! Comme tous les outils du numérique, il est crucial de former ses collaborateurs pour qu’ils puissent pleinement orienter et exploiter les nombreuses opportunités que l’IA recèle. Soit pour proposer de nouvelles expériences à leurs clients – par exemple des services finement personnalisés. Soit pour se faciliter la vie au travail – par exemple avec des solutions qui anticipent les pannes sur une chaîne de production.

2) Les projets d’IA sont-ils accessibles à toutes les entreprises ?

La dynamique actuelle de l’IA impressionne par les résultats obtenus, mais plus encore par leur démocratisation extrêmement rapide. Les offres cloud des géants du domaine – Google, Amazon, Microsoft – ou de startups spécialisées sont facilement réutilisables par les entreprises de toutes tailles dans leurs propres services.

Il est vrai que pour développer un algorithme très spécifique à un problème, donc faire du sur-mesure, la question de l’accès aux talents experts peut être un obstacle. Même dans ce cas de figure, l’existence de nombreuses briques technologiques en open source continue de démocratiser l’IA.

3) Quel est le projet utilisant l’IA qui t’a le plus marqué et pourquoi ?

Le projet « Teaching Machines to Draw«  de Google m’a le plus marqué… pour sa poésie.

Ils ont entraîné des algorithmes capables de reconnaître des dessins d’animaux, de chats par exemple. Et même capables de redessiner ces animaux à partir de nos gribouillis.

Si vous dessinez un chat à 5 pattes, l’algorithme redessinera un chat à 4 pattes – preuve qu’il a bien « retenu » qu’un chat est normalement constitué de 4 pattes. Vous me direz, ce n’est pas incroyablement intéressant… là où ça le devient, c’est quand on fournit à l’algorithme un dessin qui n’a rien à voir avec un chat ! Les ingénieurs derrière le projet ont ainsi dessiné des chaises, ce qui a abouti à des hybridations assez étonnantes.
Teaching Machines to Draw

Dans cet exemple, on imagine très bien un designer se servant de l’algorithme pour générer des idées exploratoires, pour mieux pouvoir en approfondir une. Ce projet donc est pour moi l’illustration parfaite de ce à quoi les technologies devraient servir : nous aider à décupler notre créativité.

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