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Défaite de famille : 3 soft skills à développer avant Noël 

Rédaction Blog

Il y a 5 mois

Learning Innovation

 

Comme le dit Orelsan, c’est bientôt l’heure de “se réunir pour chanter « Les démons de minuit » et manger d‘la mousse de canard sur des blinis”. La fin de l’année approche et avec, les fameuses fêtes de familles. Certains les adorent, d’autres les redoutent, mais une chose est sûre, les fêtes de fin d’année sont un périlleux mais efficace exercice pratique pour développer ses compétences douces. 

 

“On ne peut plus rien dire” lance tonton Jacques à la table le soir du 24 décembre 2020. Cela fait quelques minutes que le débat s’intensifie et avec, la tension de mamie Bernadette. Alors que le ton monte, je décide de rester en retrait et de mobiliser toutes les connaissances que j’ai développées la veille en suivant le cours “Gérer les conflits par le dialogue” de Video Arts sur Coorpacademy. Je commence par tenter de reconnaître les signaux d’alerte d’un conflit. Un coup d’œil à droite, tata Monique se ressert sans dire un mot, RAS. Petit coup d’œil à gauche, tonton Jacques commence à adopter un langage corporel plutôt agressif alors que ma mère tente de défendre son point de vue. Entre les deux, ma sœur Camille, prend le parti de ma mère et elles sont maintenant deux à argumenter avec tonton Jacques. Aïe, nous n’en sommes qu’à l’entrée et le conflit est déjà généralisé. Dès lors, je prends une grande inspiration – je sais qu’il est primordial d’arriver à rester calme et rationnelle dans ce type de situation – et me lance dans la bataille avec toutes les preuves nécessaires pour étayer mon discours. Résultat : tonton Jacques, Camille et ma mère trouvent un point d’entente et nous passons au plat principal sans se faire de nœuds au ventre. 

 

Gérer les conflits par le dialogue

 

“Cette année, pas de pintade au menu !” s’écrit Véronique dans la cuisine. Le faux-gras arrive et, ma tante Monique commente “Qu’est-ce qu’elle nous réserve l’année prochaine alors ? Une pintade en poudre ?”. Je rigole à cette idée mais sa remarque me fait réfléchir, je décide de poser le débat : “Merci Véronique pour ce délicieux faux-gras ! Mais Monique a un point, selon Raphaël Haumont – cofondateur du Centre Français d’Innovation Culinaire (CFIC) – en 2050, on devrait avoir un repas de Noël à 80 % d’origine végétale contre 20 % animale. Mais alors, comment imaginez-vous Noël dans 5, 10 ou 30 ans ?”. Je sais que cet exercice de prospective est difficile, mais grâce au cours “La prospective stratégique : éclairer la prise de décision” co-édité par Usbek & Rica, j’ai la méthode pour les guider dans cette réflexion. Je m’explique auprès de mes convives “nous allons tenter de construire des représentations des futurs possibles, grâce à la méthode des scénarios”. Ainsi, nous suivons scrupuleusement les 4 grandes étapes de la méthode des scénarios et imaginons le Noël de demain en dégustant notre faux-gras. En 2050, entre cadeaux recyclés, bonhomme de neige fondue et pintade en poudre, nous aurons au moins une compétence indispensable pour s’adapter au monde qui nous entoure et à ses évolutions : la pensée durable. 

 

La prospective stratégique : éclairer la prise de décision

 

 

“On ouvre une dernière bouteille ?” dit mon père pour annoncer la fin du dîner. Alors que le bouchon de la bouteille saute, je réalise que cette année encore, je n’ai pas osé prendre la parole devant toute la famille pour leur parler d’un enjeu très important pour moi et qui nécessiterait quelques changements dans leurs comportements. Je sais que c’est dommage, surtout que je me suis préparée à ce moment depuis quelques semaines, à travers le cours “Réussir sa prise de parole en public et en toute situation” co-édité par Dunod Formation. En effet, à la suite de ce cours, j’ai décidé d’opter pour l’approche du storytelling, qui utilise la puissance de l‘émotion pour produire des discours impactants et mémorables. Elle s‘inspire des histoires qui ont toutes comme moteur l‘émotion, qui est justement au cœur de mon histoire. Je prends mon courage à deux mains, et en m’appuyant sur la simplicité de la chronologie et la dramaturgie – deux leviers principaux pour susciter et transmettre l‘émotion – je fais mon coming out à tonton Jacques, mamie Bernadette et toute la clique. Tout le monde est happé par mon récit, de la première fois où j’ai aimé, à la première fois où j’ai été discriminée et, comme un conte, je finis par délivrer la morale de mon histoire, permettant de bien ancrer mon idée-force dans l‘esprit de mon public. Tonton Jacques comprend alors pourquoi parfois “on ne peut plus rien dire”, et mon père me lance “peut-être qu’en 2050, nous n’aurons plus à attendre la dernière bouteille pour oser en parler !”, je l’espère. En attendant, aujourd’hui, qu’il s’agisse de parler devant 5 ou 100 personnes, je sais captiver mon auditoire pour l’emmener là où je le souhaite.

 

Réussir sa prise de parole en public et en toute situation

 

PS : Joyeux Noël à toutes et à tous 😉 

 

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